23 août 2006
Déjà sur le pont
Après le calme, la tempête…
Le Chef est rentré lundi et a amené avec lui toute une cohorte de choses urgentissimes à faire, de dates-butoir et de projets.
Tant mieux ! Je préfère quand ça bouge.
D’autant qu’il y a pas mal de présentiel et que si jouer les potiches version hôtesse de foires et salons me fait toujours sourire, c’est pas fatigant – à condition de réfléchir au choix de ses chaussures – et ça permet de voir du monde, d’effectuer des découvertes dans de multiples domaines…
Ca promet d’être grandiose, leur truc de ce weekend, tout en couleurs, lumières et musique. Je me demande quand même si ça va être à la hauteur de leurs promesses. Déjà qu’avec la météo… Si la pluie s’en mêle, ça fera l’effet d’un pétard mouillé…
22 août 2006
I'm a poor lonesone workin'girl
On m’aurait menti ???
On ne recommençait pas à travailler aujourd’hui ?
Ouh ouh ? Mais où sont-ils donc tous ??
…
Seule.
Je suis seule au bureau.
Douloureuse sensation que celle de bosser quand les autres bronzent encore, les orteils en éventail, le ressac pour musique de fond. Pfffffffft.
…
1e peur du jour : les clés ! Farfouiller dans mon sac pour les retrouver, vu que personne n’a ouvert… ouf, elles sont là !
Ensuite, confirmation : les autres sont bien tous encore en congé. Rien n’affleure à la surface des bureaux, tous nickel chrome comme jamais durant l’année. Par contre, le carnage autour du perco témoigne du fait que la femme de ménage était en congés avant les autres…
Le café, si j’en veux, je ferais bien de le préparer de suite.
Après cette première tâche de la plus haute importance (il m’en faudra, des tasses, si je veux rester éveillée jusqu’au soir !!), je rebranche le PC, rallume l’imprimante. Après avoir viré tout le courrier qu’on m’a posé là alors que j’ai un casier prévu à cet effet mais bon. Et je dépouille. Je dépouille. Je dépouille. Le courrier puis les mails…petite tasse de café… re-courrier, re-mails… Oh, il est midi !
L’aprèm’ s’annonce moins « plein ». Le téléphone est muet, le fax, sur veille. Je repousse le pourtant nécessaire classement, puis je m’y mets enfin. La vache ! Ce que c’est long ! Je ne me plaindrai jamais plus d’être débordée durant l’année, je le jure…
Je finis la journée par des recherches-loisirs : je surfe et bloggue un peu, je bâille aux corneilles, j’ai déniché un nouveau club de danse, regardé un peu l’affiche du Bota, découvert les sorties ciné des prochaines semaines… Internet m’a évité de sombrer dans un sommeil profond dont il n’y aurait même eu personne pour me tirer en fin de journée.
J'ai éteint le perco et la radio, fermé les portes, rangé les clés dans mon sac... Et demain, ça recommence...
01 juin 2006
Voyage au bout de l'ennui
Le titre est racoleur.
Et mensonger. Parce qu'en fait, j'ai plutôt pas eu une minute à moi.
D'abord, à l'Usine, ils avaient donné RDV aux gens dans un coin tout à fait improbable de la gare capitalienne. On a mis 10 minutes à le trouver. Les autres, pareil. En plus, il était sis juste à côté d'un des innombrables troquets qui jalonnent le parcours du voyageur en train, donc j'ai dû aller en repêcher 2-3 déjà en perdition devant leur petit crème.
Puis, évidemment, y'a eu celui-qui-arrive-en-retard. Qui s'est avéré très vite cumuler avec le titre de Monsieur-je-sais-tout-j'ai-tout-vu-tout-su-tout-vécu. Je lui fais remarquer que 20 minutes, c'est beaucoup, qu'on allait partir sans lui. Il me dit que c'est le train qui l'amenait là qui avait du retard, qu'il venait de loin. Je renonce à lui souligner que plus on part de loin plus on part tôt, en principe. Me gonfle déjà. Evidemment, je vais me retrouver assise à côté de lui pour 5 heures de trajet. Je suis maudite.
Devant la longue file de quadrupèdes/roulettes qui s'étire dans la gare, je me dis qu'avoir fait l'appel au point RDV ne me dispensera pas de recommencer, que je n'arriverai jamais à les mettre tous dans le train, qu'il y en aura forcément un en rade à la buvette ou aux toilettes. Mais non, ils suivent. Ouf.
A l'arrivée, on est attendu. Le soleil est là et on se tortille tous pour se débarrasser des couches textiles désormais inutiles. Les quadrupèdes/roulettes affichent tous un drapeau bigarré, à présent. Drôle de convoi, en vérité.
Y'aura bien un malade dans le car, des dérangés stomacaux parce qu'on a très bien mais beaucoup trop mangé, la piqûre de guêpe et quelques bleus, mais rien de nature à déplacer RTL-TVI. Pas d'abus d'alcool et je ne serai pas encore Marraine cette année.
J'ai bronzé.
Et moi aussi, j'ai mal au ventre. Tellement j'ai rigolé. J'ai d'ailleurs posé une liste de personna très grata et conditionné ma prochaine participation à la leur.
Puis, en fin de compte, je les ai tous ramenés, malgré les 5 minutes d'arrêt (veuillez vous éloigner de la bordure du quai) et la valse des valises et poussettes entrantes et sortantes. La dernière à monter doit avoir quelques millimètres de cheveux en moins, restés dans la porte, mais tous les doigts et les orteils étaient à l'intérieur.
J'ai le droit de retourner l'année prochaine. Je vais finir par faire partie des meubles ;o)))))
23 mai 2006
Jour J-1
La valise est bel et bien bouclée, reste plus qu'à nourrir mon lecteur MP3 et je suis fin prête.
C'est pas la fête, à l'Usine. Les paris sont ouverts...
J'ai pris congé cet aprèm' pour faire diverses courses de dernière minute et constituer une pharmacie de 1e soins, vu que c'est quand même moi qu'on va réveiller et qui vais devoir prendre un taxi vers la pharmacie de garde si besoin, hein !
A la radio, j'ai entendu THE nouvelle du jour : c'est l'anniversaire de François Feldman. Putain, faut vraiment que j'aie rien à raconter pour relater ça, moi. Triste vie.
22 mai 2006
Jour J-2
Valise : achetée. Oui, orange. Ca se repère plus facilement, dans la masse, non ? J'ai just eu un peu l'air d'avoir pris le centre commercial où je l'ai acquise pour un hall d'aéroport quand j'en suis sortie, en la tirant derrière moi. Ben qwé ??
Contenu : checké. Défait. Re-checké. Redéfait. Ben oui, beau temps, mauvais temps ? Pulls, gilets et anorak ou marcels, minis et tongs ???? Au final, m'en vais 5 jours et j'ai suffisamment de fringues pour tenir un siège d'un mois. Reste : les produits de soins que j'ai besoin jusqu'au dernier moment. Suis sûre que je vais ecore réussir à oublier ma brosse à dents.
Billets : dans le sac. Les sous : pfft, mais j'ai plus rien, à cette date !
Moral : niveau -3. J'abandonne lâchement Maggie malade, je rate le souper de départ d'un pote, un concert de Yel et une soirée d'enfer. J'ai besoin d'être entourée d'amis, et je me barre avec des inconnus. Manquerait plus qu'il fasse pas beau, tiens.
Je rêve plutôt d'une île déserte où j'emmènerais yous les bouquins que je thésorise compulsivement sans trouver le temps de les lire. Un palmier, du sable, un transat et juste le bruit du ressac.
NB : penser à ramener un Monde Diplo pour M.
20 mai 2006
Jour J - 6
Comme l'an dernier, l'expérience s'était avérée agréable, j'avais dit "Ok" pour cette fois aussi. Dès notre retour.
C'est vrai, hein : je fais ce que j'ai à faire pour l'Usine, et je donne un coup de main pour l'encadrement, contre logeation, mangeation et soleil. Un deal win-win.
Mais voici quelques semaines, le Resonsable-mais-pas-coupable m'annonce, entre la poire et le dessert, genre "tiens, au fait..." suivi d'un truc qui n'a rien à voir et n'augure rien de bon, que je serai "sûrement" seule à partir, cette fois.
Détail 1 : je ne fais pas partie de la cellule organisatrice... Je ne suis pas formée pour ce genre de chose, moâ...
Détail 2 : les participants sont 2 fois plus nombreux que l'an dernier...
Je garde pour moi - avec certaine difficulté - mon avis sur l'attitude d'un service qui organise une opération de renforcement de la culture d'entreprise et de reliance entre travailleurs... et dont les membres croient tant au projet qu'ils ont tous un truc plus intéressant à faire que d'y aller sont tous malheureusement indisponibles à la période du séjour considéré. Je n'insinue ne parle pas davantage que la correspondance entre la période du séjour et le congé de l'Ascension est sans aucun doute peut-être à l'origine de cette désertion cette indisponibilité et que si l'on était parti durant des jours de travail on aurait eu plus d'amateurs.
Je l'interroge quand même sur ce qui arriverait si je devais accompagner un imprudent/maladroit/blessé/malade à l'hôpital. Parce que cela signifie que je suis obligée d'abandonner tout le reste du groupe à son sort durant un laps de temps indéterminé. Réponse évasive. Et paternalisme genre "bah, il n'arrivera rien...". On parie ? Je l'espère.
En réunion, on me confie l'ensemble des billets de train et les ch'tites étiquettes à bagages. J'eus préféré qu'on évite de m'adresser un : "Fais attention de ne pas les perdre, hein", parce que si on n'a pas confiance, ben on n'avait qu'à venir avec moi, hein ! 'vous jure...
Là où j'ai vraiment plus ri, c'est quand le Responsable-mais-pas-coupable a fait téléphoner sa secrétaire (courageux oui, téméraire non) pour me dire qu'il lui avait dit de me dire (sic) que peut-être il faudrait que je compte les billets pour voir si j'avais le bon nombre, que je vérifie qu'il y avait bien un aller ET un retour dans chaque pochette et que je les mette dans l'ordre pcq les gens qui viennent ensemble voudraient sans doute s'asseoir les uns à côté des autres.
Ca n'a pas été fait ??? Ca tombe bien, j'ai rien d'autre à foutre. Pcq je rappelle que c'est quand même pas mon boulot, à la base, et que donc j'en ai un autre, de boulot, que même qu'on m'a dit que ce serait bien que je le finisse avant de partir, ce qui est fort logique. Là, elles sortent, les récriminations tues jusque là (cf infra).
...
J'attends qu'on me retéléphone pour me dire que ce serait bien que j'inscrive moi-même le nom et l'adresse des gens sur chaque nominette à attacher aux bagages, parce que, quand même, ce sera plus facile pour eux que de devoir le noter sur ses genoux, sur le quai, hein. J'attends...
19 mai 2006
Perdition programmée
Réunion capitalienne ce matin.
Marre de ces gens qui, sous le prétexte fallacieux qu'ils y vivent, programment des RDV à des heures où les pôvres paysans que nous sommes sont incapables d'accéder à la cité pour cause d'afflux massif de semblables motorisés.
Je me lève en pleine nuit, pars aux aurores. Déjà, suis de mauvais poil.
Et plus encore quand GPS refuse l'adresse et qu'il me faut la lui traduire en étranger du nord. Un GPS pur belge, sans doute. Pfft.
Il connaît la rue en VO, ouf, on y va.
Peu de bouchons, en fait. Etonnant. Je suis à l'avance (trèèèèèèèèès étonnant, lol).
"Au rond-point, prenez...la...2e sortie". Mais quel rond-point ????
Face à moi, la Zuid station. Massive. Aucun doute possible : y'a pas de route par là.
Je passe outre les recommandations sèches de la machine, très susceptible quand on ne fait pas ce qu'elle dit. Je me retrouve de l'autre côté de la gare. Pareil, la dame dans le poste veut me faire foncer droit dans la double porte vitrée.
Après 3 tours complets du bâtiment, il me faut me rendre à l'évidence : ma carte GPS date d'avant les travaux...
Et comment je fais, moi, maintenant ???
Parce qu'évidemment, j'ai pas emmené de carte ni prévu de plan (B), j'ai eu la bêtise colossale de faire confiance en la technologie de chez le superdiscount allemand. C'est une machination germanique pour perdre les Wallons dans le canal !!!
SMS au Responsable, pour lui expliquer que j'arriverai dès que GPS aura fini de jouer les guides touristiques et voudra bien m'amener à destination.
10 minutes plus tard, appel pour séance de radioguidage.
15 minutes plus tard, toujours en perdition, raz-le-bol et garation dans le parking de la gare.
Demandation de chemin aux autochtones. Ils sont néerlandophones. Ils m'envoient dans ce que je découvrirai, après 10 minutes de marche, comme étant la direction opposée (la théorie du complot linguistique se confirme..)
Après 10 nouvelles minutes de marche dans l'autre sens pour rallier mon point de départ, je vois partir le fourgon Securitas et le 4X4 de flics qui bouchaient une artère devant laquelle je suis passée plusieurs fois et qui, comme la moitié des rues de cette fantastique ville, ne porte pas de pancarte avec son nom. C'est évidemment la bonne...
J'accède à l'accueil du bâtiment, où la même pas blonde et pourtant désagréable standardiste n'imterrompt son coup de fil qu'après 5 minutes, en soupirant de voir que je stage obstinément devant son guichet. Elle me demande si je suis bien "Fksgfjldgb" ou un truc du genre. Non. Je ne suis pas Mme Fksgfjdgb, ni Ukrainienne. Je viens pour la réunion du groupe XVRQ. Elle sait pas ce que c'est. Elle insiste. Non, je ne suis décidément pas Mme-forfait-consonnes d'Ukraine. Par contre, devant moi, y'a un papier posé avec XVRQ écrit dessus et l'endroit de la réunion. Elle me dira encore qu'elle sait pas ce que c'est. Cette connasse, la standardite me fait un sourire niais et me montre du meton ce que je suppose être le chemin des ascenseurs. Je me retiens de l'étrangler, mais ça me prenrait encore 5 bonnes minutes et je suis déjà très en retard.
A l'étage, je me retrouve face à des doubles-portes à ouverture via carte magnétique.
Je sens que je vais hurler.
Je resonne le Responsable, qui viendra me libérer.
Arrivée effective dans la salle : 1h de retard sur le début de la réunion.
Pour mon entrée dans le groupe, c'est fracassant.
Creuser un trou jusqu'en Chine et ne plus jamais revenir... Vite...