Le fil d'Hariane dans le labyrinthe des mots

C'est pas parce qu'on a un plan d'enfer pour s'y retrouver, avec le coup de la ficelle, que des fois, ça ne paraît pas un peu emmêlé

01 août 2006

Partir, un jour

Ils vont déménager.

Cette fois, c'est sûr.

Non qu'ils ne l'aient dit, mais la distance amortit la conscience des nouvelles, même mauvaises.

Là, le doute n'est plus permis : en chemin, on s'est arrêté devant leur nouveau "chez eux".

La réalité se dresse devant moi, murs de briques encore nues et jardin en friche, pleine de promesses et "d'à venir".

C'est bien, c'est beau. Autant, plus peut-être que l'ancienne. Mais voilà, l'ancienne, c'est celle qui contient 15 ans de souvenirs, de rires, de pleurs. 15 ans de ma vie estivale qui devront faire leur valise pour reculer au fond du village.

Et c'est le coeur bien serré que j'ouvre la barrière où trône en bonne vue l'affichette "à vendre".

Je ne lirai plus à l'ombre du catalpa, je ne jeterai plus mes noyaux de prunes dans la haie de sapins, je ne me cognerai plus sous le porche de la vigne, trop étroit pour passer avec les coussins de la balancelle... C'est mon dernier été ici.

Certes la maison n'accueille plus guère la bruyante communauté d'autrefois, de vagues querelles ayant éloigné les uns des autres, certes moi-même je n'y vais plus en même temps que mes parents pour qui leur enfant unique reste une éternelle enfant, certes même le perroquet est mort, lui qui sifflait les hommes en course à pied ou à vélo depuis sa cage invisiable aux yeux extérieurs... yeux qui se posaient sur moi qui passait par là par hasard et n'en pouvait plus de rougir en bredouillant que c'était l'oiseau...

Certes la tempête a fait chuter les pins et ouvert ainsi aux promoteurs immobiliers un inespéré champs des possibles conduisant à l'apparition de quatre lotissements d'une trentaine de cabanons pompeusement nommés maisons et vendus à prix d'or rien que dans cette rue, certes le tourisme de masse a vu fleurir un motel et un camping dans la même rue - qui ne me semblait pourtant pas si grande - certes mon oncle, si attaché à sa tranquilité, est désormais entouré de voisins...

Oh bien sûr, l'océan sera toujours à distance raisonnable de la maison, on se baignera encore tout nu dans les criques reculées du lac où l'on ne sera toujours vu de personne, on mangera toujours des huîtres le dimanche ; il y aura toujours le marché artisan 3 matins par semaine, le libraire qui fait la gueule et les gendarmes, leur recette pour l'année, on pourra toujours voir Pépé, R., Dédée, A., M., M. A, Mme K...

Mais quand même, j'étais attachée à ces briques et à ce qu'elles ont vu.

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29 juillet 2006

Pluie intérieure

C'est fou ce que je peux être perméable.

A tout.

Aux mots, aux expressions, au style, aux émotions.

Ainsi, voilà 10 jours qu'à chaque fois que je pénètre chez quelqu'un, je réprime avec peine un "yieeeeeeeeello !" qui ne m'appartient pas.

Ainsi, aussi, ai-je posté ces derniers temps en style relativement télégraphique, pour avoir dû prendre connaissance de trop de brèves au boulot, me suis-je exprimée avec un langage de charretier totalement indigne durant la lecture d'un de ces pseudo chefs-d'oeuvre d'un obscur auteur de "l'avant-garde littéraire" et ai-je à présent quelques envolées lyriques remarquables -pour moi s'entend- dans mes pensées influencées par la lecture du journal extime de Pascal Sevran.

Et commencé-je - à mon grand dam parce que c'est ridicule - à répondre aux commerçants autochtones avec le même accent qu'eux. Sauf que je continue à dire septante et nonante.

Mais c'est sans conteste aux émotions que je suis je résiste le moins. Elles envahissent mon espace vital interieur, m'oppressent la poitrine et m'enserrent le coeur. Il faut que je me blinde. Il faut que je passe un coup d'imperméabilisant sur mon cerveau, d'urgence. Il faut surtout qu'il arrête d'essayer de me manipuler à chaque contact et à bousiller les moments de bonheur que j'essaie de construire sans et loin de Lui.

Posté par Hariane à 19:46 - Ego trip - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 mai 2006

Itsi bitsi tini ouini...

Vote à l'unanimité du public féminin samedi dernier : ce petit ensemble maillot top-shorty est terriiiiiiiiiiiiiiiible !

Passage devant le magasin éponyme (comme ils disent à la radio pour un album qui porte le nom de l'artiste. Comme ils usent à outrance du "ce dernier opus", aussi. Ca m'énerff') du sweetbled et aspiration à l'intérieur contre laquelle j'ai pas pu lutter, M'sieur le juge.

C'est pas pour moi, c'est pour ma copine. Depuis qu'elle a ses enfants, elle pense rarement à elle. Elle laisse trop souvent la femme au placard au profit de la Super-Maman. Or un anniversaire, c'est l'occasion d'un centrage-sur-nombril. Envie de lui donner un truc de fille, un objet d'apparat, où elle se laissera aller à retrouver toute sa féminité. Un décolleté d'enfer genre qu'elle n'ose plus trop mettre (Je sens que je vais encore avoir toute l'estime de son mari ;o), )Et puis, ça fleure bon les vacances... J'espère que ça va lui remonter le moral.

Evidemment, j'ai doublé l'achat... Ben quoi ??? Ca peut pas me faire de mal, à moi non plus...

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30 avril 2006

L'art du recyclage

Dans mon mag' féminin préféré, z'ont donné une idée de génie, promu un un nouvel objet issu de l'inventivité et du bon sens pratique d'une femme - ce ne peut être qu'une femme - The objet of the year, voire de la décénnie : la pochette intérieure de sac à main.

Le concept est si simple qu'on se demande comment on n'y a pas pensé plus tôt : il s'agit s'une pochette compartimentée, où l'on peut ranger, chacun dans sa petite loge, les mille et un accessoires que l'on retrouve dans les sacs des filles. Mais on reste sur sa faim : 30€ et un n° de téléphone pour toutes infos.

Je me lance donc à l'assaut des maroquineries envirronnantes. Evidemment, personne n'a entendu parler de ça. Pas même dans les "saccageries" (j'adooore!) capitaliennes. Déçue, je suis.

Mais à arpenter les commerces tout l'après-midi durant, j'ai vu de nombreuses trousses, de toutes tailles et de tous modèles. Et je me suis dit comme ça que j'avais peut-être la solution au sweet home, dans les tiroirs et malles Harianesques. Et je me suis fait un petit montage à la poupées russes. Oh, bien sûr, c'est pas aussi fonctionnel que le modèle d'origine, tout n'est pas accessible en un seul clic, mais je ne m'en sors pas si mal.

Evidemment, les 30€ économisés, je les ai dépensés anticipativemment dans l'achat d'un sac supplémentaire, vu que maintenant c'est trop facile d'en changer...

Posté par Hariane à 09:09 - Ego trip - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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