04 septembre 2006
Voici le Gala
Au début, j’ai eu peur de me rendre à cette journée de gala parce que j'ai cru que j’aurais vraiment du mal à ne pas crier « Vive la République ! »… mais ça va, j’ai résisté. A 16 ans, l’âge de tous ces jeunes qu’on a emmenés, pas sûre que je l’aurais pas tenté, juste pour voir… Bah, je vieillis…
Mais qu’on soit pour ou contre le principe, on se laisse quand même prendre au charme.
Des lieux, tout d’abord. Immenses. Somptueux. Magnifiques. Impressionnants. Ces verrières ! Ces plantes luxuriantes ! Ces parquets ! Ces plafonds ! Un vrai rêve de petite fille. Dans le groupe, on a toutes rêvé au moins une fois d’être princesse…
Puis ‘faut dire que l’opération marketing est aussi ciselée que les immenses lustres d’apparat : ils étaient tous présents, le sourire aux lèvres, la main à prête à serrer et un mot pour tout le monde (je me demande s’ils ont une formation pour maîtriser à ce point le sourire, développer une telle faculté à avoir l’air d’écouter ET en plus d’avoir l’air réellement intéressé par ce qui se dit...)
Et l’on a pu circuler avec une impression de réelle liberté – à l’intérieur du périmètre qui nous était dévolu, évidemment, parce que quand j’ai cherché des toilettes, on m’a vite récupérée hors champ pour me remettre dans le droit chemin – sans le poids du protocole. Le personnel, clairement identifié, semblait très soucieux de donner une image moderne et dynamique d’ouverture et de tolérance dans sa manière d’être au service des invités. Des conditions exceptionnelles, à n’en pas douter.
Les options artistiques prises étaient intéressantes. Certains organisateurs ont été plus téméraires que d’autres, et je ne suis pas peu fière de notre choix. Sans doute n’avait-on jamais vu ça en cet endroit ! Opter pour une troupe d’animation de rues, interactive et hautement festive était un fameux pari… mais un réel succès, tant auprès du public concerné que des médias, tout heureux d’avoir pareil visuel pour illustrer leur propos !
Bon, alors, je mentirais en affirmant que la petite incursion orchestrée par leurs soins a modifié mes convictions profondes sur le sujet, mais je considère quand même cette escapade comme un honneur et une chance qui ne se représentera certainement pas de si tôt…
21 août 2006
Le retour et la vengeance
En général, il est doux de réintégrer son nid après une période migratoire estivale.
C’est donc avec bonheur que, vers 11h du mat’, je pousse la porte du sweet home (oui, même avec la perspective des lessives et du repassage consécutifs à la période susmentionnée).
Ma joie sera de courte durée.
Le portant à linge est renversé, y’a plein de terre autour des pots de fleurs, mon courrier est éparpillé sur le sol, mon plat Leo fétiche offert-par-ma-meilleure-copine est désormais un puzzle à 4.789.254 pièces, y’a du poil partout…C’est signé : les chats.
Je les hais.
Et plus, les vlà qui se pointent tous, miaulements plaintifs et de reproches. Je sors et pars en vacances si je veux !
J’éventre la valise et en extirpe le linge sale, c’est-à-dire quasi tout vu la chaleur, ainsi que le propre mais dont le pressage-en-valise nécessite un repassage, et les 2-3 trucs qui sont intacts. Direction la machine.
Sur la route, je constate que je loge – à mon corps défendant – d’autres êtres vivants que mes chats. Vivantes, toutes c’est araignées, pouark, c’est bien le problème !!! Ca n’est pourtant pas encore la saison ! Elles ont dû chercher refuge dans un endroit plus frais que le jardin, soumis aux assauts d’un soleil brûlant. Et quel sans gêne ! Si certaines se sont installées entre la porte de la buanderie et le meuble à CD, derrière la commode ou dans le creux de la poutre métallique, y’en a une qui a eu le culot de tisser tout au long de la fenêtre, en pleine lumière ! Ben oui, c’est là que les insectes se jettent, tête première, croyant avoir trouvé la sortie…
Chiffon à poussières, aspi, grandes eaux, frotte frotte, gratte gratte, frotte frotte, gratte gratte… Me suis assise pour la 1e fois à 19h (flûte, j’ai oublié de manger…). CRE-VEE.
Bon, ben y’ reste plus qu’à repasser le linge…
04 août 2006
Des vertes et des bien mûres
Je suis donc allée aux mûres.
Pas légère et court vêtue comme dans la fable, ah ça non, il faut vraiment être un vieux citadain n'ayant jamais traversé un bois de région tempérée de sa vie pour ignorer que, dans les herbes folles et sous les feuilles de chênes tombées au pied des arbres, se terrent des nuées de moustiques assoiffés du sang de jeune jouvencelle (en l'occurence moi, ndlr) dont le passage est bien rare en ces lieux.
C'est donc habillée de pied en cap (cape ???) que je me lance à l'assaut des mûriers qui jonchent le ruisseau qui mène au lac.
Il est un peu tôt en saison et beaucoup de mûres ne le sont pas, mûres. Si l'on élimine les fruits sis en bas des buissons - car soumis au jet d'urine des chiens, renards et sangliers de passage, et quiconque a vu pisser un sanglier n'aura plus du tout envie de manger les fruits qui se trouvaient en-dessous des hectolitres déversés - ça ne fait pas beaucoup dans mon petit panier... (en fait un ravier en plastic dans un sac du même nom, je suis un Chaperon rouge moderne, moâ, Monsieur).
Mais mon oeil s'aguérit à mesure que je chemine, et je les repère de mieux en mieux, les fruits mûrs, gorgés d'eau et de soleil, "slurp", non, je ne peux pas les manger, sinon : pas de tarte !
J'étends le bras, m'évertuant à éviter les branches épineuses, mais aussi les scarabées aux reflets arc-en-ciel (mais cloportes quand même), les toiles d'araignées habitées ou non, les grappes gluantes d'oeufs d'escargots et...hey ! Me voilà prisonnière des ronces depuis le poignet jusqu'au milieu du dos ! Une réflexion de stratège s'impose pour éviter de laisser sur le champ de bataille trop de mailles défaites de ce gilet ma foi fort pratique et que je voudrais pouvoir porter encore...
De longues minutes, une patience d'ange et un océan de douceur plus tard, je suis libre, mon pull n'a rien et le mûrier non plus. C'est un win-win, ma cueillette peut reprendre.
Certains fruits sont trop mûrs et m'explosent littéralement dans les mains, je suis obligée de les consommer sur place et de me pourlécher les doigts, ce que je fais avec un plaisir tout enfantin. J'ai 10 ans et du rouge autour des commissures, puis sur le nez. La vie est formidable.
J'ai nettoyé un mûrier de tous ses fruits mûrs : de quoi garnir honorablement une pâte feuilletée pour moule de 26 cm, c'est parfait. Demain, d'autres fruits seront à point, et je ne manquerai pas d'en picorer en passant. De toute façon, à part les gens du cru, soit quelques personnes qui sortent leur chien de grand matin, les chasseurs et braconniers mais ça n'est pas la saison, personne ne vient par ici, tout le monde emprunte les grandes artères pour s'agglutiner au même endroit, sur le coin de plage aménagé, alors...
03 août 2006
Gourmandises
Ce qu'il y a de bien, dans les marchés locaux, c'est le produits locaux.
(Wé, je sais, si c'est pour en écrire des pareilles, je peux bien rester sur mon transat. M'en fous)
On goûte à tous les coins d'échoppes, et même au milieu, sur la gauche, sur la droite : partout !
Un toast au foie gras par-ci, "chlurp" une lamelle de fromage de brebis par-là "scunch scrunch", un coup de rouge "gloups", un gâteau basque (wé, je sais, je suis pas en Pays basque, mais c'est qu'ils en font, de la route, les marchands qu'on peut plus qualifier de locaux, pour les touristes : si ça continue, dans quelques années, y'aura un stand Maroilles, moules zélandaises et bières trappistes), des marats des bois "miam", un melon de pays, z'en reprndrez bien une tranche.... ch'est vraiment chuper cool, "re-chlurp" j'adooooooooooore !
Bon, c'est pas le tout d'écrire, m'en vais cueillir des mûres sauvages, pour la tarte...
02 août 2006
La vie, en somme
Demain, au village, on enterre Mme Z.
Je l'apprends au fil d'une conversation avec un voisin.
"Vous savez, pour Mme Z ? On l'enterre demain".
"Mme Z ? Je ne la connais pas, ce nom ne me dit rien"
"Mais si, c'était une amie de nos voisins les D., Mme Z, celle à qui on avait coupé le bras"
...
J'ai failli tomber de mon vélo.
On ampute encore des gens, au 21e siècle ????
Alors, évidemment, je me fais raconter.
"Mme Z a vu un jour qu'elle avait une boule au bras, alors elle a consulté. C'était une tumeur.
Il a fallu l'enlever. Ils ont dû drôlement gratter, jusqu'à la clavicule, pour tout avoir. Elle était toute creuse de l'épaule, du coup. Ils ont dû lui prendre de la peau du ventre pour refaire l'épaule au mieux. De ce fait, elle n'avait plus le nombril au bon endroit, décentré et beaucoup plus haut.
Elle a été tranquille deux ans, puis la boule est revenue. Là, ils ont dit que le seul moyen de circonscrire le cancer, c'était de couper au-dessus de la tumeur. Elle est montée à la Capitale pour avoir l'avis des spécialistes les plus pointus. Ils ne lui ont pas dit autre chose. Donc on l'a amputée.
Elle était embêtée, Mme Z. Elle avait besoin d'aide tout le temps. Evidemment, son mari, il a fait une hernie discale, à force de la soutenir ou de la porter.
A la 2e opération, elle a dit au chirurgien qu'elle n'en pouvait plus et que s'il pouvait lui faire la piqûre et qu'elle ne se réveille pas, ce serait aussi bien.
Mais ça ne s'est pas passé comme ça.
Elle a tenu le coup encore deux ans".
Je jure que je ne me plaindrai plus jamais, je jure que je ne me plaindrai plus jamais, je jure que je ne me plaindrai plus jamais, je jure que je ne me plaindrai plus jamais, je jure que je ne me plaindrai plus jamais,...
Note pour plus tard : m'inscrire à la Ligue du Droit des Personnes à Mourir dans la Dignité et faire rédiger un testament même si j'ai pas de sous, juste pour m'assurer que la loi de quelques hommes bornés et qui ne souffrent pas ne m'oblige jamais à supporter pareille épreuve sans l'écourter si je le souhaite.
Changer d'avis...
Je reviens sur mes déclarations d'hier à propos de mon projet d'installation ici.
Mauvaise idée.
LES INSECTES SONT BEAUCOUP TROP GROS !!!
Pouah ! Ca aussi, en un an, on oublie...
Mais là, entre l'énoooooooooooooooooorme cafard retrouvé mort sur la terrasse, les bourdons obèses et autres insectes volants si gros qu'ils font un bruit comparable à un 747, les guêpes carnivores qui viennent se poser sur ma tranche de jambon, la tique corgée sans doute du sang du pauvre chien de la maison qui s'est laissée tomber sur le carrelage, repue, et que j'ai éclatée en marchant dessus par mégarde ou encore l'araignée grosse comme ma main et même pas morte qui nageait à la surface de la piscine, j'abdique, je m'encours.
Courage, fuyons.
01 août 2006
Partir, un jour (2)
L'iode... J'ignorais combien elle m'avait manquée avant d'en retrouver l'odeur si caractéristique, ici, du haut du ponton où mon bonheur est complet parce qu'on entend aussi le roulis régulier mais tumultueux des vagues.
Comment ai-je pu (sur)vivre un an sans l'océan ?
Les paupières closes, j'écarte les bras à la Kaïte W et laisse mes poumons s'emplir d'air revigorant et vivifiant malgré les 35°C ambiants.
Je veux vivre ici.
Une idée, comme une évidence.
Comme ces rêves qu'on ne réalise jamais, aussi.
Ca n'est certes pas la 1e fois qu'elle me vient à l'esprit. Mais elle ne s'était jamais imposée si fort, si brusquement. Aujourd'hui, il est vrai, je n'ai plus d'attache. Sans doute suis-je plus perméable à l'idée, souvent remise sur le tapis par ceux de mon sang qui vivent ici, qui ont sauté le pas.
Là-haut, "din ch'Nord", quand "le ciel est si bas qu'un canal s'est pendu", que les pavés luisent de trop, beaucoup trop d'eau tombée, que le vent tourbillonne et qu'il me faut allumer dès 16h pour voir encore ce que je pense, me monte souvent aux yeux comme des larmes l'image de cette bâtisse abandonnée et qui n'a pourtant rien perdu de sa majesté, s'étirant face au fleuve, s'effondrant lentement faute de repreneur.
Et je rêve, oh ça oui, je rêve ! Je me rêve, le sourire béat et la manne à linge sous le bras, en maîtresse des lieux. Quelques chambres d'hôtes, une table rustique et composée de produits frais du cru, une piscine pour attirer plus d'amateurs, des plantes, un peu partout, un peu sauvages, des vignes, des fraisiers, des mûriers pour confectionner des tartes maison. Du safran, du bordeaux, du framboise, de l'ocre, du lavande, de la châleur sur tous les murs pour indiquer d'emblée qu'ici, on a le sens de l'hospitalité... Il ne m'en faudrait pas davantage pour être heureuse... Heu si, l'homme, là, genre plombier de série TV, qui répare un truc au fond du terrain, c'est le mien. (oui, bon, d'accord, c'est vrai, si, il fait partie du rêve. Eh quoi ? J'ai le droit ! Je rêve comme je veux !)
Des touristes, des familles aux mômes braillards, des Anglais venus pour acquérir une seconde résidence, des Allemands venus pour les vignes, des Hollandais venus pour le soleil, des VRP en halte-étape, des amoureux désargentés qui prennent de l'eau avec un plat unique, des Flamands qui commandent un CCmel avec leur salade de gésiers (sacrilège !), le ballet de la comédie humaine rien que pour moi, au quotidien, si semblable et si différent : que du bonheur pour moi qui en pratique l'observation estivale aux terrasses des cafés ! Et mes amis, bien sûr, un peu en saison et tous hors saison, quand les journées sont encore belles, l'eau encore chaude et que le gros des vacanciers est parti...
Mais je n'ai pas les fonds nécessaires, alors je reprends ma manne à linge sous le bras, sous la pluie et sans le sourire, et je joue frénétiquement à la loterie nationale depuis l'an dernier.
Pourquoi ne pas émigrer ici d'abord, décrocher un job et voir ensuite comment concrétiser mes désirs de chambrée d'hôtes ? J'ai regardé les petites annonces.
"Cherche cuisinier expérimenté" - Oulah, non, moi, je suis encore en apprentissage...
"Cherche VRP pour région " - euh, le tour du coin pour fourguer des aspirateurs, je suis pas sûre d'avoir envie...
"Deux lesbiennes font l'amour. Regarder ou participer" - Ah, oups, je me suis trompée de colonne, je ne suis plus dans "Emploi", là...
"Cherche ouvrier agricole sachant conduire tracteur" - la voiture que j'avais avant était un vrai veau, ça compte ?
...
Rien d'autre. Rien qui exige un diplôme. M'étonne pas qu'avec des offres pareilles, le Département comptabilise le plus haut taux de chômage du pays...
Je vais, je crois, ranger mon rêve et le ramener avec moi, dans ma valise, jusqu'à l'été prochain... Bah, peut-être vaut-il mieux ne pas réaliser tous ses rêves, en garder pour plus tard, en garder pour rêver toujours...
18 juillet 2006
Casper, youplà boum
L'un a ouvert la porte de la cave.
Pour qu'il file par le soupirail.
L'autre l'a coursé jusqu'au fond du jardin du voisin.
Tout ça sous le regard goguenard du 3e.
Une véritable associations de malfaiteurs !
Et Casper s'est sauvé.
J'ai pas su le récupérer, il a super peur de moi.
Voilà comment je suis revenue à 3 chats.
Pour la nuit, j'ai prévu un chemin de croquettes version Petit Poucet jusqu'à la maison. Mais je ne donne pas cher de mon plan pourtant diabolique avec l'appétit de l'association de malfaiteurs et mon demi-pensionnaire toujours là quand il s'agit de schtroumpfer.
J'aime pas perdre.
Et ça, c'est un cuisant échec.
Je suis accablée de culpabilité parce que je l'ai adopté et que j'en suis donc responsable, que demain midi je me barre pour 3 longues semaines durant lesquelles il agonisera de faim et de soif au milieu de la route jusqu'à ce qu'après avoir avalé une boulette de poison d'un voisin colombophile, il se fasse écraser par une bagnole. Non : un bus.
Quoi, je vois tout en noir ????
13 juillet 2006
Ne l'abandonnez pas pendant les vacances, qu'ils disaient
Je ne sais pas bien ce que je vais lui dire quand elle me demandera comment ça se passe (ce qu'elle ne fait dailleurs pas, arf, par peur de le récupérer sans doute ;o)) ) parce que, justement, y' se passe rien-grand-chose.
On peut pas dire qu'il soit chiant : je le vois pas. Tout au plus l'entends-je de sous mon lit (du moins c'est là que je situe la sortie de son) la nuit, par successions de miaulements apeurés. Comme il est tout blanc - enfin d'après mes souvenirs - et que je ne sens sa présence que par la gamelle vide et la caisse à déjections pleine, je l'ai rebaptisé Casper.
Pour que, quand même, il vive un peu sa vie et que j'arrive un jour à l'emmener chez le véto pour ses vaccins, faute de pouvoir le caresser - je parle même pas de le prendre à bras - j'ai élaboré un plan trop terrible : je vais boucher tout le dessous du lit, hop, comme ça, fini de se planquer dessous, gnak gnak gnak, je suis diabolique.
Je me suis donc rendue ce matin chez les Suédois capitaliens, pour acheter un 2e tiroir-de-dessous-de-lit (parce que j'en ai déjà un, ndlr) et des ch'tits paniers-bouche-trous-qui-restent. J'ai savamment et sur base du 1er tiroir, mesuré, calculé et tout et tout.
Ce doit être la saison des gens qui sortent leur bagnole que l'été. Et dépassent pas le 30km/h avec. J'ai mis 1/2h de plus que d'hab' pour arriver.
J'ai fait mon ch'tit tour obligatoire par le show room et ai limité les dégâts en matière d'accessoires. J'en ai quand même quelques-uns mais j'en ai besoin, si si.
Faut prendre un super-caddie de compèt' avec une pièce (des fois qu'on embarquerait aussi le super-caddie, qui serait du plus bel effet dans mon salon). Evidemment, j'ai pas de pièce. Y'a un appareil à monnaie et me voilà, pour mon plus grand bonheur, avec 20 p*** de pièces de 1 euro. Joie, ivresse, transport.
J'arrive au self en négociant le tournant comme un chef avec mon super-caddie de compèt' et aaaaaaaaaaaaaargh : y'a plus de tiroirs-de-dessous-de-lit dans le rayon. 20 minutes de file devant le stand d'infos et 3 connards avec des biesses questions du genre "je cherche une table et des chaises dans les brun foncé, vous avez ?" (vous avez le nom ? vous avez le prix ?... Non ?... alors ça va être difficile... : z'ont une patience d'ange, les Suédois) plus tard, c'est confirmé : y'en a plus en stock. Damned !!!
Je réprime la forte envie de planter là tous mes gadgets-dont-j'ai-tant-besoin et de filer dehors en hurlant mon désespoir. 20 minutes de file à la caisse plus tard, je peste contre l'ascenseur qui n'arrive pas et me radine mes courses dans le coffre. Direction le 2e Suédois.
J'ai jamais traversé si vite le show room obligatoire de ma vie (pas question de nouveaux gadgets dont-j'ai-pourtant-grand-besoin). Je trouve l'engin, qu'évidemment je dois re-repérer ici parce qu'ils ne sont pas rangés au même endroit dans les rayons de tous les Suédois sinon ça ne serait pas drôle. Je dois le retourner dans tous les sens pour retrouver le n° de l'allée. L'étiquette est DANS le tiroir...c'est malin, avec le lit d'à-côté, j'arrive pas à l'ouvrir, le tiroir.
Je fonce au rayon... où évidemment, y'a des tas de trucs dont je ne veux pas, mais pas mon tiroir. 20 minutes de file au stand info et 3 connards plus tard (sont-ce les mêmes qu'au 1er Suédois ????), j'ai les bonnes références, qui n'ont rien à voir avec celles que j'avais : l'étiquette dans le tiroir n'était pas l'étiquette DU tiroir, et moi je commence à en avoir plein le c*** de ces self-magasins de m*** de %**$##%*. C'est vrai, quoi, à la faim ! Euh fin, mais ça, c'est parce qu'il est quand même 15h quand j'atteins enfin le sweet home...
Je suis affalée dans le sofa, le ventre enfin plein, et je regarde - de travers - la p*** de caisse avec le tiroir-de-m*** dedans. Et quoi ? Ben je le monterai pas aujourd'hui : maaaaaaaaaaaaaaaaarre !
19 juin 2006
Mouais...
Bof.
Non.
Décidément pas.