29 juillet 2006
Pluie intérieure
C'est fou ce que je peux être perméable.
A tout.
Aux mots, aux expressions, au style, aux émotions.
Ainsi, voilà 10 jours qu'à chaque fois que je pénètre chez quelqu'un, je réprime avec peine un "yieeeeeeeeello !" qui ne m'appartient pas.
Ainsi, aussi, ai-je posté ces derniers temps en style relativement télégraphique, pour avoir dû prendre connaissance de trop de brèves au boulot, me suis-je exprimée avec un langage de charretier totalement indigne durant la lecture d'un de ces pseudo chefs-d'oeuvre d'un obscur auteur de "l'avant-garde littéraire" et ai-je à présent quelques envolées lyriques remarquables -pour moi s'entend- dans mes pensées influencées par la lecture du journal extime de Pascal Sevran.
Et commencé-je - à mon grand dam parce que c'est ridicule - à répondre aux commerçants autochtones avec le même accent qu'eux. Sauf que je continue à dire septante et nonante.
Mais c'est sans conteste aux émotions que je suis je résiste le moins. Elles envahissent mon espace vital interieur, m'oppressent la poitrine et m'enserrent le coeur. Il faut que je me blinde. Il faut que je passe un coup d'imperméabilisant sur mon cerveau, d'urgence. Il faut surtout qu'il arrête d'essayer de me manipuler à chaque contact et à bousiller les moments de bonheur que j'essaie de construire sans et loin de Lui.
18 juillet 2006
Fermé...
... pour cause d'absence.
Je viens de réaliser la supercalifragilistique prouesse de boucler une valise pour 3 semaines de vacances.
Wé, une seule !!!! Moâ ! Trop fort ! Avé les chaussures et tout et tout. Enfin, heureusement que c'est l'été parce qu'avec l'équivalent petits hauts en pulls, y'aurait une obligation d'assise-sur-valise à la fermeture de l'engin, et une autre obligation, celle d'évacuer la pièce à l'ouverture, pour cause d'explosion textile.
Je parie mon poids en fringues que... ben wé, mon poids, effectivement. Je sais pas la soulever...
M'en fous : je pars quand même !
Résumé des tribulations Harianesques au hasard des rencontres avec un PC.
Ca va être rare, sur la plage.
Mais j'ai mon carnet à spirales, je briserai la glace en cas d'urgence.
Ciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiao !
Casper, youplà boum
L'un a ouvert la porte de la cave.
Pour qu'il file par le soupirail.
L'autre l'a coursé jusqu'au fond du jardin du voisin.
Tout ça sous le regard goguenard du 3e.
Une véritable associations de malfaiteurs !
Et Casper s'est sauvé.
J'ai pas su le récupérer, il a super peur de moi.
Voilà comment je suis revenue à 3 chats.
Pour la nuit, j'ai prévu un chemin de croquettes version Petit Poucet jusqu'à la maison. Mais je ne donne pas cher de mon plan pourtant diabolique avec l'appétit de l'association de malfaiteurs et mon demi-pensionnaire toujours là quand il s'agit de schtroumpfer.
J'aime pas perdre.
Et ça, c'est un cuisant échec.
Je suis accablée de culpabilité parce que je l'ai adopté et que j'en suis donc responsable, que demain midi je me barre pour 3 longues semaines durant lesquelles il agonisera de faim et de soif au milieu de la route jusqu'à ce qu'après avoir avalé une boulette de poison d'un voisin colombophile, il se fasse écraser par une bagnole. Non : un bus.
Quoi, je vois tout en noir ????
17 juillet 2006
Changement de catégorie
Le weekend dernier fut donc riche en rebondissements, faute de papillons ventraux.
Il a démarré comme tant d'autres, avec ma croix à vie, les quadras mariés et maîtressés. Nihil novi sub sole.
Mais...
Je me tape la finale des types en short sur une pelouse via écran géant. Jamais vu un festival musical plongé dans un silence aussi religieux. C'est à peine si les gens respirent, surtout ceux qui se sont assis, là-bas, un peu plus loin. Devant moi, un trentecinquenaire qui fume comme un pompier et un gamin genre 15-16 ans, son fils sans doute (tiens, c'est un quadra, alors). Ils discutent gonzesses. Enfin des gens sains d'esprit, pas aspirés par l'écran géant.
"Qu'esss' t'en pense ?", "Ouais, elle est bien", "Je fais quoi ?", "Ben parle-lui" etc. Mes bloggopotes sis de l'autre côté du tendem auront même saisi, me raconteront-ils ensuite, des propos du genre "Mais souris, là t'as l'air de faire la gueule, allez vas-y" etc. Papa donne ses 1e leçons au fiston, et moi je trouve ça fort rigolo. Je jauge du coin de l'oeil la petite meuf à ma gauche, "presque 17 ans", blonde, en jeans bien moulé et petit débardeur, maquillage discret et toute mimi. Ils seraient mignons ensemble, c'est vrai. Ah, l'insouciance de la jeunesse ! Comme j'aimerais la retrouver, parfois...
Le gamin use d'un truc vieux comme le monde : aborder la copine. En l'occurence, moi. Mais je ne connais pas Petite Meuf, moi, il perd son temps... On devise gentiment jusqu'aux penaltys, parce que la foule assise se lève comme un seul homme pour communier avec les dieux du stade et ça fait de la place pour avancer, ce que font mes bloggopotes que je ne veux pas perdre : je n'assumerais pas une annonce faite au micro par l'animateur comme quoi ils m'attendent devant le stand de la banque, comme il l'a fait pour deux enfants perdus...
Je prends poliment congé du jeune séducteur et l'abandonne à Petite Meuf sans les avoir présentés, désolée.
Je n'ai vraiment pigé le fond de l'affaire que quand, 5 minutes plus tard, il me tape sur l'épaule pour me demander... si je veux qu'il me laisse son n° de G... Lantin est tout proche.
Je laisse tomber ma mâchoire inférieure sur mes tongs en décochant un coup de coude dans les côtes du bloggopote hilare à ma droite. Je réprime l'envie de demander au vraiment trop jeune garçon s'il se rend compte que je pourrais être sa maman, pour éviter de le traumatiser, et essaie d'esquiver mais ça n'est pas facile, il insiste.
M'en suis pas encore remise, quand, ce weekend capitalien, y'a au moins 4 gamins de 13 à 16 ans qui se retournent sur moi, sous l'oeil goguenanrd d'autres bloggopotes parce qu'évidemment, y'a toujours des témoins à mon malheur.
Je passe l'épisode des 3 trentenaires de ma sortie de jeudi, dont 2 font subir un interrogatoire en règle sur moi à mes deux collègues tandis que le 3e m'offre un verre au bar puis, le lendemain, me SMSerra à 15h, m'appellera à 19h, puis, comme je n'ai pas répondu à l'appel, à minuit 45 puis 1h20 et le comique d'un site (pas) net qui me pose comme ultimatum une rencontre avant mon départ en vacances (2 jours et j'ai même pas encore lessivé ce que j'emmène !) sinon il ne le proposera plus (au revooooooooooooooir !) parce que, sinon, je sens que je vais pleurer.
13 juillet 2006
Ne l'abandonnez pas pendant les vacances, qu'ils disaient
Je ne sais pas bien ce que je vais lui dire quand elle me demandera comment ça se passe (ce qu'elle ne fait dailleurs pas, arf, par peur de le récupérer sans doute ;o)) ) parce que, justement, y' se passe rien-grand-chose.
On peut pas dire qu'il soit chiant : je le vois pas. Tout au plus l'entends-je de sous mon lit (du moins c'est là que je situe la sortie de son) la nuit, par successions de miaulements apeurés. Comme il est tout blanc - enfin d'après mes souvenirs - et que je ne sens sa présence que par la gamelle vide et la caisse à déjections pleine, je l'ai rebaptisé Casper.
Pour que, quand même, il vive un peu sa vie et que j'arrive un jour à l'emmener chez le véto pour ses vaccins, faute de pouvoir le caresser - je parle même pas de le prendre à bras - j'ai élaboré un plan trop terrible : je vais boucher tout le dessous du lit, hop, comme ça, fini de se planquer dessous, gnak gnak gnak, je suis diabolique.
Je me suis donc rendue ce matin chez les Suédois capitaliens, pour acheter un 2e tiroir-de-dessous-de-lit (parce que j'en ai déjà un, ndlr) et des ch'tits paniers-bouche-trous-qui-restent. J'ai savamment et sur base du 1er tiroir, mesuré, calculé et tout et tout.
Ce doit être la saison des gens qui sortent leur bagnole que l'été. Et dépassent pas le 30km/h avec. J'ai mis 1/2h de plus que d'hab' pour arriver.
J'ai fait mon ch'tit tour obligatoire par le show room et ai limité les dégâts en matière d'accessoires. J'en ai quand même quelques-uns mais j'en ai besoin, si si.
Faut prendre un super-caddie de compèt' avec une pièce (des fois qu'on embarquerait aussi le super-caddie, qui serait du plus bel effet dans mon salon). Evidemment, j'ai pas de pièce. Y'a un appareil à monnaie et me voilà, pour mon plus grand bonheur, avec 20 p*** de pièces de 1 euro. Joie, ivresse, transport.
J'arrive au self en négociant le tournant comme un chef avec mon super-caddie de compèt' et aaaaaaaaaaaaaargh : y'a plus de tiroirs-de-dessous-de-lit dans le rayon. 20 minutes de file devant le stand d'infos et 3 connards avec des biesses questions du genre "je cherche une table et des chaises dans les brun foncé, vous avez ?" (vous avez le nom ? vous avez le prix ?... Non ?... alors ça va être difficile... : z'ont une patience d'ange, les Suédois) plus tard, c'est confirmé : y'en a plus en stock. Damned !!!
Je réprime la forte envie de planter là tous mes gadgets-dont-j'ai-tant-besoin et de filer dehors en hurlant mon désespoir. 20 minutes de file à la caisse plus tard, je peste contre l'ascenseur qui n'arrive pas et me radine mes courses dans le coffre. Direction le 2e Suédois.
J'ai jamais traversé si vite le show room obligatoire de ma vie (pas question de nouveaux gadgets dont-j'ai-pourtant-grand-besoin). Je trouve l'engin, qu'évidemment je dois re-repérer ici parce qu'ils ne sont pas rangés au même endroit dans les rayons de tous les Suédois sinon ça ne serait pas drôle. Je dois le retourner dans tous les sens pour retrouver le n° de l'allée. L'étiquette est DANS le tiroir...c'est malin, avec le lit d'à-côté, j'arrive pas à l'ouvrir, le tiroir.
Je fonce au rayon... où évidemment, y'a des tas de trucs dont je ne veux pas, mais pas mon tiroir. 20 minutes de file au stand info et 3 connards plus tard (sont-ce les mêmes qu'au 1er Suédois ????), j'ai les bonnes références, qui n'ont rien à voir avec celles que j'avais : l'étiquette dans le tiroir n'était pas l'étiquette DU tiroir, et moi je commence à en avoir plein le c*** de ces self-magasins de m*** de %**$##%*. C'est vrai, quoi, à la faim ! Euh fin, mais ça, c'est parce qu'il est quand même 15h quand j'atteins enfin le sweet home...
Je suis affalée dans le sofa, le ventre enfin plein, et je regarde - de travers - la p*** de caisse avec le tiroir-de-m*** dedans. Et quoi ? Ben je le monterai pas aujourd'hui : maaaaaaaaaaaaaaaaarre !
Choriste de choc
On en a parlé, il l'a retrouvé !
C'est vraiment trop fort pour laisser ce morceau d'anthologie télévisuelle dans l'ombre et les méandres du web (où il doit quand même circuler pas mal).
Ca mérite bien un petit lien, chez paume.skynetblogs.be, c'est le "contact 421", cliquez, et la magie peut commencer...
11 juillet 2006
Fucking fuck
J'en peux plus des quadras-quinquas mariés ou en instance de divorce, avec déjà une ou deux ou dix maîtresses, et qui veulent faire de moi la 2e, 3e ou 11e !
Et dire que la saison des z'amours ne fait que commencer...
10 juillet 2006
Fucking shit
J'en peux plus des Katty-cabines !
Et dire que la saison des festivals ne fait que commencer...
05 juillet 2006
Même pas peur
Déjà qu'il faut être à jeun et se lever aux aurores, ça part mal.
Il pleut.
Mais c'est l'été, alors, dans la salle d'attente, y'a que des vieux. Tous avec leur petit papier et leur vignette rose entre leurs doigts usés.
Les femmes ont le même style de robe en dyolène que moi, sauf que la mienne est toute neuve, avec encore l'étiquette "en solde", tandis que la leur est d'époque. La mode est un éternel recommencement.
Je regarde leur visage ridé et leurs joues creuses, leurs lèvres fines qui semblent être avalées par leur bouche, leurs cheveux rares et si fins, avec un peu trop de bleu dans le mélange - les coiffeurs devraient avoir des cours de chimie plus poussés - leur dos cassé par un début d'ostéoporose, les membres maigris mais le ventre gonflé. Que la vieillesse est cruelle au corps des femmes !
La salle est propre et impersonnelle, comme toujours. Ils ont eu la délicatesse de peindre en coquille d'oeuf et non en blanc aseptisé, c'est déjà ça. Les sièges de tissu, eux, portent davantage les marques du flot humain qui a posé les fessus dessus. Le faux plafond est en fibres d'amiante, ça me fait sourire. Le grand bureau en formica voit trôner en son centre l'imposante sacoche de cuir du maître des lieux. C'est le sceau du pro.
Il sort, suivant le petit vieux qui porte un polo de laine de ce bleu grisé qu'on dirait réservé aux plus de 60 ans. La cinquantaine svelte, la barbe blanche et des yeux bleus qui ont dû lui valoir une belle jeunesse, il me reçoit avec des gestes posés, dans un français châtié et une extrème déférence. On passe de l'autre côté.
Il me fait asseoir et examine mon papier, compte ses tubes, prépare son aiguille, se rapproche de moi... Di joss, mais c'est pas possible : il sent la bière, à 7h35 du matin !!!
04 juillet 2006
Delirium très mince, ou moments d'égarements sans conséquences
Le vin blanc, quand il fait chaud, c'est pas une bonne idée.
Trop dur, sans doute, de regarder à jeun tous ces corps d'hommes parfaits s'étendre sur les murs sang et ocre, moi qui n'ai plus mon gros nounours à serrer entre mes bras... Pourtant, j'étais d'humeur festive !
Le southern confort, quand il fait chaud, c'est pas une bonne idée non plus.
Du coup, j'ai malencontreusement égaré le T-shirt vaodkaïque.
Elle l'a gardé, je crois.
On a fini à deux avec le biscuit suédois, ce jour d'attitude méditerranéenne. Faut dire qu'on était en forme, à chanter à tue-tête des standards francophones, moi essayant d'expliquer au biscuit suédois, en anglais aussi approximatif que quand je prononce southern confort au barman, qui est le chanteur ou le groupe en question et à quel niveau de popularité il se positionne dans les coeurs belges et français. Hard life.
Avec un penchant prononcé pour l'abus d'alcool en soirée, le chant à en avoir mal à la gorge le lendemain et les farandoles, elle et moi, on ira encore demander à nos potes pourquoi on est toujours célibataires...
On a pris une pitta au petit déj'.
Nous ont quand même dit 5-6 fois qu'il fallait qu'on se dépêche parce qu'ils devaient fermer. J'aime bien rentrer quand il fait déjà clair, de temps en temps. Les pigeons qui se tapent les restes dans la rue, la place désertée, le bruit de quelques voitures et le ciel tout bleu.
Elle trouvait plus les clés. C'est dingue ce qu'on peut mettre dans le sac d'une fille.
La lentille pour laquelle j'ai failli m'exorbiter l'oeil droit était en fait tombée dans le pot. Enfin, c'est là que je l'ai retrouvée le lendemain à 18h07.
La prochaine fois, faudra plus que je prenne une robe de nuit : shorty obligatoire ! Quand ils me l'ont raconté, j'ai pas osé leur dire qu'avec les commentaires qu'ils avaient fait, ils m'ont réveillée et que j'ai tout entendu, mais que j'étais tellement gênée que j'ai fait la morte. Peine perdue, ils me l'ont rappelé toutes les deux heures, le lendemain.
On a quand même réussi à acheter des trucs pas soldés, aux soldes.
Dans la série "j'ai testé pour vous", une granita, c'est pas top. Trop de colorants. Trop froid. Non, décidément, je préfère le southern.
Je trouvais plus mes clés non plus. C'est dingue ce qu'on peut mettre dans le sac d'une fille. Même le mien, que je croyais connaître...
J'ai laissé ma veste. Comme ça je peux retourner la semaine prochaine ;o))))))))))))))))